J’ai été fatigué toute la journée. Je suis tout de même allé marcher à l’extérieur avant le souper. L’air était froid. Beaucoup de choses arrivent dans une journée. Certaines sont réjouissantes, d’autres frustrantes. Les unes comme les autres, j’essaie de les cueillir, comme on cueille des fleurs, et je les laisse partir comme des oiseaux dans le ciel. Ce n’est pas de l’indifférence. Non ! C’est autre chose ; quelque chose qui enveloppe la vie de sa présence. On ne peut choisir le fond des choses ; il nous est donné entouré de mystère. La nuit est l’envers du jour. Ils sont inséparables. Il n’y a d’autre choix que le consentement à ce qui est vrai dans toute sa nudité et sa dureté, pour ouvrir la fenêtre du coeur et de l’esprit sur une liberté aventureuse et joyeuse, malgré tout, avec tout.
Étiquette : sagesse
Le chemin de la pensée
Le pouvoir être, tel qu’il vient à notre conscience, cherche son chemin vers le développement harmonieux de la vie. Il n’est pas fixé quelque part ; il n’a pas de structure ou d’identité à défendre. Son dynamisme ouvre l’éternité du présent sur le devenir en évolution. La dimension psychosociale de mon être se construit autour d’un centre figuratif : le moi avec son nom propre et son histoire. Ce centre est réel, mais il n’est pas tout ; il est rien, vanité proclame la tradition spirituelle. Il ne faut pas entendre ce mot dans un sens moral, mais ontologique. Le moi n’est pas notre identité profonde ; il n’en est que la manifestation temporelle. Elle peut être une manifestation authentique de la dimension spirituelle de l’être, ou une déformation qui engendre le chaos et la destruction.
J’essaie encore d’exprimer quelque chose sans y parvenir. Cela m’arrive constamment. C’est un peu pénible par moments ; mais c’est le chemin de la pensée qui essaie de s’accorder avec la vie ; elle cherche à tâtons son chemin dans les broussailles.
Le sens de la vie n’est pas une abstraction, un discours sur le sens de la vie. Il est donné dans la vie elle-même ; il suffit de l’écouter et d’apprendre son langage. Dans ce langage est contenu la science de l’amour. C’est cette science que la pensée cherche à tâtons en faisant venir l’expérience à la lumière des mots. Une clairière d’actions peut apparaitre où l’énergie des besoins peut être canalisée et orientée vers le service de la vie et de son élan évolutif.
Il faut choisir la vie du fond du coeur, en esprit et en vérité. Ce choix fondamental enracine l’action et le faire dans l’être. Le sens de la vie apparait à la conscience comme un chemin ouvert sur le futur ; un chemin qui peut, certes, être chargé de promesses et d’appréhensions, mais qui demeure un chemin de vie et de libération. Ce qui importe n’est pas tant le but visé, que le lieu d’où l’on part pour agir. Comme il est facile de l’oublier !
Trois repères, pour baliser le chemin :
- Ne pas croire les pensées automatiques et spontanées qui nous viennent à l’esprit.
- Revenir dans la présence ; dans l’enracinement dans l’être.
- Se connecter avec l’amour ; avec la présence transcendante qui irradie à partir de la profondeur de notre être.