
À propos de moi
Je suis née et j’ai grandi au Québec. J’ai beaucoup voyagé en Amérique du Nord, avant de m’établir sur une ferme laitière et participer à la fondation d’un éco-village, dans les hautes terres du Saguenay. Après mes études en criminologie et en théologie à l’Université de Montréal, je me suis engagé dans l’accueil et l’accompagnement des personnes sans abri en rupture sociale, au Centre Le Havre de Trois-Rivières. J’ai pu ainsi contribuer, au cours d’une trentaine d’années, au développement des services à travers le Québec et de la politique nationale en itinérance pour mieux répondre aux besoins des personnes laissées pour compte de la société.
À propos de ce site
Ce site est une façon de partager et enrichir mon expérience. Il se construit autour de trois chantiers : l’art et la création ; l’écriture, la vie et la spiritualité ; la politique, la société et les fractures sociales.
L’art et la création
Depuis 2016, lorsque j’ai laissé la direction du Centre le Havre, j’ai commencé à dessiner et à peindre à tous les jours. Parfois quelques minutes, parfois plusieurs heures ; la durée n’est pas essentielle. Ce qui importe pour moi, c’est simplement de dessiner et peindre quotidiennement. Sur ce site, je partage mon expérience d’intégration de l’art dans la vie quotidienne.
L’écriture, la vie et la spiritualité
L’écriture est certainement le coeur de ce site. Depuis plusieurs années, l’écriture s’est intégrée à ma vie ; elle en forme un élément essentiel. Écrire est une façon de faire venir à la lumière des mots l’expérience et de l’enrichir. C’est une façon de vivre la plénitude de la vie. Je n’écris pas pour convaincre ou même informer, mais pour explorer le chemin de la vie, à travers les éclaircies que peut tracer la pratique de l’écriture quotidienne. Je ne cherche pas à transmettre un savoir – je n’en ai pas vraiment, sur ce qui est essentiel -, mais une expérience avec la vie, comme elle se présente à ma conscience, et le mystère qui l’enveloppe.
Politique, société et fractures
Nous vivons dans une maison commune que nous avons reçue en héritage. Nous devons l’entretenir le mieux possible. Continuer de la développer, afin que personne ne soit sans abri, sans nourriture, sans pouvoir être quelqu’un, quelque part, dans cette maison. Tous doivent pouvoir trouver leur place à l’intérieur de la maison commune. Nous devons aussi assurer la transmission de cette maison à la génération qui vient après nous. Pour cela, nous devons nous entendre sur la manière de construire, sur les matériaux à utiliser ; nous devons convenir de ce qui est vraiment essentiel, et ce qui l’est moins. Je sais, les choses ne sont pas aussi simples. Que voulez-vous, j’essaie de dire les choses simplement. L’expérience d’accompagnement et d’engagement que j’ai, avec les organisations, les institutions et les instances gouvernementales, autours des questions reliées aux fractures sociales, m’a enseigné que le chemin de solution aux problèmes complexes est souvent désarmant de simplicité. Dans ce chantier, je partage mes questionnements, mes inquiétudes, ainsi que les chemins d’éclaircies qui m’ont aidé à avancer, malgré les épais brouillards et les inévitables tensions de la vie collective.