Il souffle un vent de calme sur mes terres intérieures ce matin. J’apprends lentement à vivre au niveau du coeur. La plupart du temps, je vis dans ma tête, dans mes projets; Les choses que j’aime faire auxquelles je reste accrochées; Celles que je déteste, mais que je dois faire : mes impôts, par exemple. Ceux-là, j’ai tendance à les mettre dans le tiroir des oublis. Mauvaise stratégie; ils finissent toujours par m’obséder et m’empoisonner la vie.
Le coeur n’est pas l’organe, ni la dimension affective et émotionnelle. Dans la tradition des Pères du désert, il désigne le centre de la personne. Parler du fond du coeur, c’est parler avec tout son être entier. De la même manière, écouter avec son coeur, c’est écouter avec tout son être. C’est être présent à la vie, telle qu’elle s’offre aujourd’hui, d’instant en instant. Ce n’est pas un état à atteindre après avoir méditer ou prier longtemps. C’est un consentement inconditionnel et radical à la réalité nue de la vie. Un consentement du fond coeur. Le pouvoir être le plus profond et le plus intime, ce n’est pas le pouvoir de choisir ou de décider, mais de consentir, du fond du coeur, de dire oui à la vie, malgré tout, avec tout.