Le Dieu intérieur

Thérèse a bien compris que Dieu, le ciel, l’au-delà est à l’intérieur d’elle ; c’est très important de bien le comprendre et, surtout, d’en avoir une expérience. C’est cette expérience qui nourrit la foi, Elle conserve la métaphysique de son époque, qui distingue le naturel et le surnaturel. Le surnaturel ayant une existence séparée et plus noble que le naturel ; il est plus haut dans la hiérarchie de l’être. Entre le surnaturel et le naturel, il y a une fracture créée par le péché originel. Ce qui rend la nature humaine fautive et méprisable. Ce qui est fascinant chez Thérèse, c’est qu’elle ne s’arrête pas là ; elle ne reste pas à la surface. Elle plonge dans la profondeur de son être et y découvre la présence de Dieu qui irradie en elle. Une présence qui devient la source à laquelle, elle va boire quotidiennement l’eau vive qui nourrit et guide son âme. Cette présence n’est pas un personnage auquel il faut croire, mais une expérience que l’on peut vivre. L’oraison est la porte vers cette expérience.

Laisser un commentaire